L’histoire de la couture française

L’histoire de la couture française

Avant 1848, le terme de mode était bien différent de celui que l’on connait aujourd’hui. En effet, le couturier n’était pas libre dans la confection de ses créations car il était dépendant de ses clients dont les demandes de ces derniers étaient dictées par le pouvoir et non par leurs exigences. Ne disposant d’aucune autonomie, le couturier se contentait uniquement d’assembler les pièces sur son client.

C’est avec Charles-Frederick Worth que la couture prend un tout autre tournant car c’est le premier couturier homme à ouvrir sa boutique de couture destinée aux femmes et qui propose ses services en terme de conseils de combinaison de tissus. Le vêtement devient pour la cliente un moyen d’expression qui lui permet d’afficher ses goûts personnels de manière non conventionnelle.

En 1868, Paris a le monopole de la mode avec la création du syndicat de la couture pour les dames et les fillettes ce qui attire de nombreux créateurs étrangers venus exercer leur activité.

D’années en années, de nombreux ateliers de coutures font leur apparition comme par exemple, Jacques Doucet, Mme Paquin, Paul Poiret qui deviennent des pionniers en terme de couture française. En 1895, on estime à 400 000 ouvriers et ouvrières la main d’oeuvre du vêtement français.

1929 est considéré comme l’âge d’or de la couture parisienne. La main d’oeuvre féminine est rentable en terme de productivité et est de bon marché, la clientèle aristocratique est coulée à celle des nouveaux riches et les couturiers sont devenus des références sociales et la concurrence nationale et internationale est inexistante ou peu inquiétante. Les créateurs cherchent donc à se diversifier en profitant de leur petit monopole en proposant par exemple des parfums à leur nom (Poiret en 1911 puis Chanel en 1921).

Le terme de défilé de mode apparait suite à la prise d’initiative à Londres de Lady Duff Gordon qui décide de mettre en place un calendrier fixe des présentations de collections.

Comme plusieurs maisons de couture parisienne décident de suivre cette pratique, la Chambre

syndicale de la couture parisienne a donc mis en place un calendrier de présentation des collections sur mannequins. Les maisons suivant ce calendrier sont considérées comme haute couture et le reste des maisons est divisé entre moyenne et petite couture.

En 1930, le lancement des lignes de prêt à porter vient chambouler les habitudes de ces grands créateurs. Afin de faire face à cette nouvelle tendance, des créateurs comme Poiret en 1933 lance leur première ligne de prêt à porter. La concurrence est désireras plus rude et la guerre entre les créateurs est déclarée ce qui actuellement nous permet d’avoir de somptueuses présentations chaque années et ce, dans différents pays.

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Marion Von Dach

30.05.16

2015-12-09T00:53:43+00:00