Olivia Palermo, Alexa Chung, Kendall Jenner… : le pouvoir des it girls

Olivia Palermo, Alexa Chung, Kendall Jenner… : le pouvoir des it girls

      Depuis quelques années, le phénomène des it girls s’est largement amplifié, pourtant sa définition a évolué au fil du temps. En effet, le concept est tout simplement la reprise d’un surnom donné à une très célèbre actrice, Clara Bow, qui a tourné dans le film muet « IT », véritable succès. La jeune femme devint alors une actrice phare à qui on lui a attribué ce surnom de la « it girl » comme signe d’affection des professionnels et du public. Elle charmait les hommes et attirait les femmes ; c’était également une manière pudique de parler de sex appeal à l’époque des années folles. Clara Bow a ainsi fait naître ce que l’on connaît du concept : une fille jeune, terriblement attirante et dans l’air du temps.

      Phénomène important au début des années 2010, être une it girl est désormais un métier.
Elles sont jeunes, belles et stylées : propulsées par internet elles incarnent la mode, excitent les tabloids et attirent tous les regards. Les it girls sont des filles atypiques « à avoir » : toujours à la pointe de la mode, elles sont des plus belles soirées et fréquentent le gratin du monde artistique. La it girl représente une fille polyvalente et qui jouit d’une visibilité à grande échelle.
Ces jeunes femmes sont souvent mannequins, étant aux contacts de marques émergentes ou célèbres, qui utilisent souvent leur image pour mettre en avant leur collection. Plus que des mannequins lambda, les “it” girls sont des filles à suivre et dont les looks font office de modèles.

      Kate Moss, surnommée « la Brindille » est reconnue dans le monde entier : à 40 ans elle reste égérie des plus grandes marques !
Plus récemment, Alexa Chung est celle qui a démocratisé le terme de « it girl ». Ancien mannequin et animatrice sur MTV, elle a été repérée dans les soirées pour son goût vestimentaire mais aussi parce qu’elle formait un couple avec le chanteur des Artic Monkeys, Alex Turner.
Fascinés, les magazines et les internautes la proclament la fille la mieux habillée de la planète. Les marques en font une égérie puis un personnage public : elle fait alors apparition dans toutes les soirées les plus branchées, joue les dj et signe un sac Mulberry à son nom. Tout ce qu’elle désigne devient un must have. A trois reprises, Alexa Chung remporte le British Style Award qui récompense celle qui représente le mieux le style anglais dans les médias et dans le monde. Un honneur qui montre que les “it” girls sont des filles avec de l’ambition.
Ces filles ayant énormément d’influence, assurent aux marques des retombées médiatiques qui feront le tour du monde via les réseaux sociaux.

      Olivia Palermo, qui s’est fait connaitre dans le reality show à succès The City sur la chaîne MTV a fait de sa passion pour la mode, son métier en devenant it-girl. Défilés, avant-premières, galas, ouvertures de boutiques, elle bluffe à chacune de ses apparitions avec un goût prononcé pour les pièces fortes de grandes maisons de luxe qu’elle mixe avec talent avec des marques fast fashion telles que ZARA. Pourtant plus discrète, la jeune new yorkaise sait que maitriser son style de it girl c’est aussi savoir se rendre inaccessible. Au fil des années, elle est devenue une vraie femme d’affaires en devenant égérie pour Mango, Hogan, Tibi ou encore Rochas et signe des collections avec la marque de chaussures italiennes Aquazurra et plus récemment la marque de vernis à ongles Ciaté.

Toutes ces it girls fascinent car beaucoup de jeunes filles se projettent dans ce mode de vie.
Les processus d’identification ont beaucoup évolué ces dernières années : les jeunes filles souhaitent faire quelque chose qui leur plait et être rémunérée pour cela.

Claire Bornet

CLAIRE BORNET

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2016-01-13T12:47:31+00:00