L’art contemporain au service de la création chez Louis Vuitton

L’art contemporain au service de la création chez Louis Vuitton

Comme avec une œuvre d’art, le consommateur est à la recherche d’un produit unique.
Pour répondre à cela plusieurs marques lancent, par le biais de leurs partenariats avec des artistes, des produits en éditions limitées.

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Les séries limitées sont de véritables valeurs ajoutées car cela permet de rendre les pièces plus convoitées. Le consommateur se transforme alors en collectionneur, la rareté du « limité » rend l’objet précieux comme une pièce manquante à une collection, il est plus désirable et devient essentiel.
Une stratégie comprise et adoptée par Louis Vuitton, qui a su faire appel à différents artistes originaux, surtout lorsque Marc Jacobs arrive en tant que directeur artistique en 1997.

La première collaboration marquante fut en 2001, avec l’artiste new-yorkais Stephen Sprouse qui revisite complètement le monogramme LV, symbole de la marque, en graffiti.
C’est un acte révolutionnaire et représentatif de la société : le graffiti représente une autre culture, l’art de la rue et le sac est le symbole du savoir-faire à la française.

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Cette première collaboration aura comme bénéfice de donner un nouveau souffle à la marque : Marc Jacobs réussit ici quelque chose d’unique, révolutionner la mode et l’art en faisant rentrer le graffiti dans le chic parisien.
Forte de son succès cette collaboration aura une résonnance mondiale, reproduite à plusieurs reprises par d’autres maisons et inspirant également le prêt-à-porter.

En 2003 Marc Jacobs fait à appel à l’artiste japonais à l’univers décalé, Takashi Murakami. Un artiste qui est, comme Stephen Sprouse, aux antipodes du classicisme des créations Vuitton. Car l’univers de Murakami tourne autour des mangas japonais, un univers coloré, animé et représenté par tout ce qui est qualifié de kawaï (mignon). La marque abandonne alors son logo traditionnel, qui sera réinterprété en couleurs.

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Le point commun de ses deux collaborations ne sera pas seulement leur aboutissement. En effet si toutes les deux ont eu un succès fulgurant et ont permis aux ventes de la maison de décoller de manière impressionnante, en partie grâce aux médias qui n’ont pas manqué de relayer ce phénomène, c’est également par la mise en scène de ces collaborations au sein même des boutiques.
À partir de là se met alors une vraie opération de merchandising en boutique pour insérer dans le lieu de vente l’univers de l’artiste et ainsi faire vivre une toute nouvelle expérience au consommateur.

 

Marion CoteretMarion Coteret

2016-11-27T19:44:24+00:00