La sensation Van Herpen

La sensation Van Herpen

On en parle depuis la fin des années 2000, et c’est sans doute l’innovation la plus marquante de notre décennie, la démocratisation de l’impression en 3D nous fait tourner la tête. Les perspectives sont larges et parfois même inquiétantes. Médical, haute technologie et même armement, les domaines touchés sont nombreux, mais jusqu’ici, la couture nous paraissait peu concernée par cette avancée, à tort.

Très rapidement, certains créateurs ont senti le potentiel immense de l’imprimante 3D dans ce domaine, et ce même avec le premier matériau imprimable, le polyamide. Ce plastique très résistant et finement imprimable paraît peu enclin à être travaillé en couture, et pourtant il permet de s’affranchir des limites du tissu et de la main humaine, ouvrant alors de toutes nouvelles perspectives aux designers. Tout est possible alors, du moment que l’on maitrise le logiciel de création. Désormais, aujourd’hui, énormément de matières peuvent être utilisées.

Le résultat dépasse ce que nombre de créateurs n’osaient pas même imaginer : Iris Van Herpen fait partie de ces précurseurs. La jeune Néerlandaise n’est pas seulement qualifiée de créatrice de mode, mais aussi de plasticienne et parfois même d’architecte. Ses créations sculpturales, organiques et parfois baroques dépassent les frontières connues jusqu’alors, amenant sur les podiums de nouvelles émotions et un langage nouveau. La réinvention est si totale que les petites mains d’Iris Van Herpen sont entre autres des biologistes, des développeurs et des ingénieurs en matériaux. Et cela plaît, ses créations font le tour des catwalks mondiaux et, signe de reconnaissance totale, elle a participé à la belle semaine de la Haute Couture parisienne de janvier 2016.

iris van herpen défilé

Héloïse Renard

2015-12-09T02:54:08+00:00