La délocalisation des maisons de luxe

La délocalisation des maisons de luxe

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Les marques de luxe ont longtemps résisté aux sirènes des délocalisations. Mais aujourd’hui, ce secteur n’échappe plus au phénomène. Certaines Maisons réputées proposent désormais des produits d’entrée de gamme standardisés, comme des jeans, ou des tee-shirts, qui se retrouvent dans certains cas produits en série à moindre coût. On voit ainsi des articles avec des étiquettes « made in China » remplaçant le bon vieux « made in France » ou « made in Italy ».

Pour exemple, Marc by Marc Jacobs n’hésite pas à l’afficher. Veste en coton à 215 €, robe en soie à 325 € ou encore top noir à 245 € : tous se voient adopter le « made in China ». En France aussi, certaines marques ont franchi le pas avec la maison Sonia Rykiel proposant des tee-shirts à 60 € et des vestes à 300 € fabriqués dans l’empire du Milieu. Il est de même pour Louis-Vuitton. En effet, la marque met en avant le savoir-faire de ses artisans français. Mais elle cache une autre réalité: en Chine, en Roumanie, on fabrique des pièces pour les fameux sacs qui sont ensuite assemblés ici avec le label «Made in France». En plus de tout cela, la marque se voit indirectement faciliter l’augmentation de la contrefaçon.

Louis Vuitton

Pour conclure, toute l’industrie du luxe n’est évidemment pas délocalisée, loin de là, mais la tentation d’aller produire à l’étranger est belle et bien existante.

Arthur Woestelandt

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2014-12-02T18:17:58+00:00