Joséphine, l’histoire d’une muse

Joséphine, l’histoire d’une muse

 

Née Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie en 1763, en Martinique, cette femme marqua l’histoire grâce à son mariage avec Napoléon 1er. Après avoir perdu son mari Alexandre de Beauharnais, la jeune femme épouse l’empereur et devient alors Impératrice des Français et reine d’Italie. Un changement tel que son nom en fut également modifié. Souvent appelé Joséphine de Beauharnais, mais jamais de son vivant, c’est Napoléon qui aimait l’appeler Joséphine pour être l’unique homme à la nommer ainsi. Il souhaite sortir du lot, et ne veut pas murmurer à l’oreille de sa bien-aimée un nom que ses amants lui ont déjà trop dit.

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Surnommée aussi « la belle Créole », c’est une femme de pouvoir qui a toujours cultivé son goût pour la mode. Aimant le luxe, elle devient alors la première cliente de Marie-Etienne Nitot, qui en 1780, fonda la célèbre Maison de joaillerie Chaumet. C’est d’ailleurs pour elle que ce créateur décide d’imaginer et de confectionner un bijou de tête, de mode et de sentiment, comme cadeaux de Napoléon pour son épouse lors de son couronnement. Apprécié par le couple, Monsieur Nitot, dessina et créa également la couronne du sacre de Napoléon, le manche de son épée ainsi que bon nombre d’autres parures pour la cour.
Joséphine est, de ce fait, devenue la muse de la Maison, et qui même de nos jours, inspire encore ce haut lieu de la joaillerie parisienne. De nombreuses pièces figurent au sein de la Maison, mais celle-ci reste avant tout la joaillerie emblématique pour les bijoux de tête et les diadèmes. Fidèle aux histoires de mariage, principalement pour les têtes couronnées à travers le monde, les collections se déclinent au fur et à mesure des designs, des pierres et des années. Une collection porte même le nom de Joséphine.

À l’ occasion de son 230ème anniversaire, la Maison Chaumet souhaitait rendre hommage à la première muse de la Maison à travers une nouvelle collection « aristochic » où le diadème devient bague et couronne le doigt.  Une preuve que l’histoire peut évoluer avec subtilité et élégance.

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Cécile Guilhot

Rédactrice

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2016-12-10T20:52:01+00:00