Etat Libre d’Orange : pas seulement un parfum, un état d’esprit

Etat Libre d’Orange : pas seulement un parfum, un état d’esprit

Etat Libre d’Orange est au parfum ce que les sex pistols sont au rock.

Etat Libre d'Orange

La marque française interpelle avec ses fragrances nommées « Jasmin et Cigarette », « Sécrétions Magnifiques », « Fat Electrician ».

C’est l’arme d’Etienne de Swardt pour vendre du trouble. Par exemple, « Sécrétions Magnifiques » est une sublimation des fluides corporels et « La Fin du Monde » est une vision du parfum de l’apocalypse.

Depuis qu’il a fondé Etat Libre d’Orange, en 2006, l’approche suavement punk d’Etienne de Swardt dérange les autres parfumeurs qu’il qualifie de châteaux en Espagne parce qu’ils vendent de faux rêves. Lui, préfère vendre du trouble. Dans son catalogue, « Jasmin et Cigarette », un parfum qui sent les fleurs et le tabac, « Fat Electrician », une bouffée de myrrhe et de vétiver, « La Fin du Monde », l’odeur de l’apocalypse entre poudre et pop-corn.

Il qualifie son attitude de « disruptive storytelling », mix explosif d’imagination et d’approches surprenantes. C’est un diamant brut car la marque utilise des composants de qualité. Pour le reste, ils sortent des sentiers battus.

Etat Libre d’Orange doit son nom à la mini république sud-africaine éponyme. La marque semble fonctionner plutôt bien avec un chiffre d’affaires de 3,5 millions et 200 points de vente.

 

Alissia Silberschmidt

ALISSIA SILBERSCHMIDT

2016-01-13T21:42:00+00:00