Cosmétiques anti-pollution : un nouveau marché ?

Cosmétiques anti-pollution : un nouveau marché ?

Biotherm, Clarins, SkinCeuticals mais aussi les grandes maisons à l’instar de Dior ou Chanel, ont toutes lancé leur remède « anti-pollution » au cours des deux dernières années, en réponse aux nombreuses inquiétudes liées aux effets de la pollution sur la peau. Nouveau besoin et nouveau marché ?

C’est en Chine que sont apparus en premier ces nouveaux produits il y a une dizaine d’années mais c’est au cours des trois dernières années que la tendance a réellement pris de l’ampleur. Avec des produits comme « City Block » ou « Skin Oxygen », le besoin est clairement identifié. Si les ventes de produits estampillés « anti-pollution » représentaient en 2016 seulement 1% des ventes selon le cabinet d’étude Mintel à Singapour, le potentiel de cette catégorie de produits est énorme.

Les effets de la pollution sur la peau sont désormais bien connus : vieillissement accéléré de la peau, augmentation de la production de sébum et donc des imperfections… C’est pourquoi les marques ont vite réagi en créant des produits associant protection UV et antioxydant.

Même si l’association de ces deux actifs n’étaient pas courante auparavant, il n’y a pas là de réelle innovation sur la formule même des produits. D’autre part, l’efficacité de ces produits peut également être remise en question puisqu’il n’existe aucun indice de mesure permettant de chiffrer le niveau de protection contre la pollution seule.

S’il y a effectivement un besoin croissant de se protéger contre la pollution, particulièrement après des périodes de pics de pollution intenses, et malgré que les marques aient très vite offert leur solution, aucune d’entre elles ne s’est encore positionnée en tête de ce segment en apportant une réelle innovation contre ce fléau.

Margaux Pierens

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2017-12-14T23:02:18+00:00