Baroque et floral, le style Rococo dans la couture

Baroque et floral, le style Rococo dans la couture

Dérivé du baroque, le mouvement rococo s’inscrit dans l’histoire au XVIIIème siècle et touche tous les arts dont celui de la couture. Le style et la silhouette du costume élégant se maintiennent tout au long de la période rococo – contraction de « rocaille » et de « coquillage » – au milieu du XVIIIème siècle. Le grand habit est le vêtement d’apparat à la cour tandis que les robes à la frnaçaise ou à l’anglaise se portent en privé. L’habit à la française – gilet ajusté, veste et culotte- de la fin du règne de Louis XIV évolue à peine. Ce qui change en revanche, c’est l’esprit même du costume, sa coupe, sa couleur, ses tissus, ses garnitures et ses accessoires. Le style rococo se répand surtout en Europe continentale, mais il influence aussi les modes anglaise et américaine. La France est toujours au premier rang du commerce du luxe : Lyon est la capitale de la soie et de la broderie, Paris, celle de la mercerie, des accessoires et des drapés.

Les saisons de la mode déterminent les choix de couleurs ou d’imprimés et les gravures de mode font connaître les dernières tendances parisiennes dans les provinces.

La cour de France influence toujours la mode de l’élite. On peut citer par exemple la reine Marie-Antoinette ou encore par les excentriques maîtresses du roi comme Madame de Pompadour ou Madame de Barry.

Boucher_Marquise_de_Pompadour_1756La marquise de Pompadour

Les soies et les chintz imprimés et rebrodés sont caractéristiques de la période rococo. De plus, les chinoiseries reviennent à cette époque, relancées par les compagnies commerciales européennes en Extrême-Orient et en Inde. Les soieries françaises offrent une vision fantaisiste de l’Orient, alors qu’en Angleterre, on préfère adapter les motifs. Ainsi, les chênes anglais côtoient-ils dragons, pagodes et passiflores. Les créateurs ont des livres de motifs d’oiseaux et d’animaux exotiques dont l’exactitude est douteuse. Par exemple, les paons ont souvent la queue qui retombe. Les détails délicats et la légèreté de ces tenues sont aussi soulignés par d’autres tissus que la soie. On utilisait souvent le satin, le brocart, la dentelle, avec une prédilection pour les couleurs pastel, autant prisées par les femmes que les hommes. L’habit de la femme comportait un corsage laissant entrevoir une encolure profonde. Des manches étroites parées de dentelles et de rubans venaient compléter l’ensemble. La jupe, à crinoline, était renforcée par une énorme baleine. Outre cela, l’habit masculin était aussi décoratif que l’habit féminin, orné de volants, de dentelles et de rubans. En revanche, le gilet et les manches étaient plus courts. Et le pantalon arrivait aux genoux et était complété par des bas blancs.

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Par ailleurs, la mode française est à l’origine de la mode des énormes coiffures extravagantes des années 1770. La mode des cheveux naturels déplaît aux perruquiers mais réjouit les coiffeurs, bijoutiers et modistes car les femmes y consacrent des sommes plus élevées. Parmi les accessoires, l’éventail, les gants et le manchon sont aussi de rigueur.

Chayana LIM-QUARTIER

CHAYANA LIM-QUARTIER

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2016-11-27T19:21:46+00:00