Alaïa Paris, le premier parfum du couturier Azzedine Alaïa

Alaïa Paris, le premier parfum du couturier Azzedine Alaïa

Le premier parfum du célèbre couturier

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Un parfum qui s’inspire de l’enfance du créateur en Tunisie : strictement abstrait, radicalement dénué d’orientalisme, partant de ce qui est à peine le reflet d’un souvenir ou plutôt d’une sensation : la grand-mère du petit Azzedine, en Tunisie, aspergeant d’eau fraîche des murs de craie brûlants.

Alaïa savait ce qu’il ne voulait pas et ce dont il ne voulait surtout pas dans ce parfum : une note qui dépasse assez pour être identifiée. Fraîcheur, chaleur. Eau, fleurs, peau. Minéral, végétal, animal. Pas forcément un parfum, en somme. Plutôt une addition de sensations primales.

Son idée de la perfection, on la retrouve dans le flacon de verre noir, orné de motifs en relief puisés sur une ceinture de cuir perforée des années 1980 par le designer Martin Szekely et devenus depuis une signature emblématique d’Alaïa. Le bouchon, lui est semblable à une bobine de fil d’or. Une fois soulevé, ce long capuchon envoie une fragrance en clair-obscur, un parfum de peau à la fois chaud et froid, inspiré d’un souvenir d’enfance, toujours le même.

« Mon parfum n’est pas raisonnable, il fait mentir le temps. (…) Mon parfum accompagne le temps, il a l’insolence d’un éternel présent. » Intemporel comme une robe Alaïa. Définitivement.

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Alissia Silberschmidt

2015-12-08T15:52:51+00:00